Eco-diplomatie : Définition et cadre juridique; Objectifs, actions à entreprendre

L’Eco-diplomatie ou la diplomatie économique confère aux représentations diplomatiques et consulaires la mission de soutenir les efforts de relance économique du gouvernement et des organismes publics de promotion économique en servant d’ »interface » entre les opérateurs privés nationaux et ceux des pays accrédités afin de trouver de nouveaux débouchés pour les produits industriels ivoiriens et de mobiliser les investissements directs étrangers. La lettre de cadrage de 2001 du Ministère d’Etat, ministère des Affaires Etrangères et la 2ème Conférence des Ambassadeurs constituent les bases juridiques de l’Eco-diplomatie.

Objectifs

– Les objectifs de l’Eco-diplomatie ont été clairement précisés dans la lettre de cadrage et réaffirmés par la 2ème conférence des Ambassadeurs.
En effet, la conférence a indiqué que « le rôle d’agent de développement du diplomate ivoirien est déterminant dans :

  • La recherche de financement ;
  • La promotion commerciale (à ce titre, les ambassades exploitent à travers leurs services économiques, commercial, touristique et autres, toutes les opportunités d’affaires au profit de l’économie nationale et du secteur privé, en liaison avec les associations professionnelles) ;
  • L’organisation et l’animation de forums promotionnels en rapport avec les secteurs clés identifiés par le programme économique du gouvernement, et enfin
  • Le rôle d’interface dans la circulation de l’information économique et financière entre opérateurs économiques de Côte d’Ivoire et ceux d’ailleurs »
  • En outre, la Conférence a recommandé que « le rôle économique des Ambassades soit renforcé et qu’en raison de la mondialisation des échanges et de la vigueur de la compétition économique internationale, le diplomate ivoirien soit désormais proactif en matière de veille économique, commerciale, industrielle et technologique au profit du gouvernement et des opérateurs économiques nationaux afin que ceux-ci exploitent systématiquement les informations pour leur décision stratégiques ».

Actions à entreprendre La 2ème conférence des ambassades recommande les activités suivantes :

  • La constitution de base de données d’information et de documentation économiques et commerciales régulièrement actualisées « à l’effet de répondre aux différentes sollicitations » (site Internet et CD roms, vidéothèque, photothèque, fiche signalétiques sur les entreprises étrangères opérant en Côte d’Ivoire, informations techniques sur les différents codes d’investissement (minier, pétrolier, télécommunications, etc.) ;
  • la réalisation d’un guide des affaires, des exportations et des investissements de chaque circonscription diplomatique.

Activités classiques de promotion économique et commerciale

  • prospection des marchés extérieurs ;
  • participation active aux missions du gouvernement à caractère économique, commercial agricole et touristique dans leur circonscription ;
  • soutien aux contacts des opérateurs économiques ivoiriens avec les milieux d’affaires de leur circonscription;
  • l’organisation de séminaires, sur les potentialités économiques, les opportunités d’affaires et le tourisme dans les différents centres économiques et pôle de développement de leur circonscription ;
  • l’organisation d’expositions sur les produits manufacturés ivoiriens;
  • la participation aux différentes foires commerciales et touristiques organisées dans le pays hôte ;
  • – la publication et la diffusion d’informations pertinentes sur l’environnement économique et les secteurs d’activités industrielles de notre pays dans les journaux spécialisés ;
  • l’invitation en Côte d’Ivoire de personnalités influentes des milieux d’affaires du pays hôte.

Source : http://www.diplomatie.gouv.ci/eco_diplo.php

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